Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 22:00

4.   Théâtre George Dandin et les Messieurs de la Dandinière  Séance 7 Représentations de textes de théâtre   17 et 18 décembre 2009
Extraits : dans le manuel scolaire (George Dandin, Le Cid)
, autres propositions ci-dessous
Les résumés sont extraits du site Numilog, comme les les passages proposés (voir les adresses)


Molière MOLIERE
L’Avare
(1668)
  

     Vieillard tyrannique, le sieur Harpagon est d'une avarice obsessionnelle qui devient folie lorsqu'il se fait dérober son précieux trésor. Il vit alors une tragédie intime qui lui ferait presque oublier qu'il s’est mis en tête de faire le malheur de ses enfants, Élise et Cléante, victimes de son égoïsme. Harpagon veut prendre pour épouse la jeune Mariane, amante de Cléante, et marier « sans dot » Élise au riche Anselme. Pour déjouer les projets du vieil homme, Valère, l'amant d’Élise, s’est quant à lui fait engager comme intendant. Quiproquos, et coups de théâtre sont les ingrédients de cette comédie qui donne à réfléchir tout en faisant rire. Personnage bouffon, Harpagon n'en est en pas moins un père indigne, doublé d'un usurier intraitable. Tout finit pourtant par s’arranger : les amoureux sont réunis, et Harpagon peut à nouveau bercer sa cassette sur son cœur.

 http://www.numilog.com/extrait.asp ?id_livre=98

ou

http://www.site-moliere.com/pieces/avare47.htm

Extraits audio :  Le monologue d'Arpagon

MOLIERE Le Bourgeois Gentilhomme (1670)

     Avant d'entrer dans le cercle privilégié des «gens de qualité», il faut s’assurer qu’on y pourra faire bonne figure. M. Jourdain est un bourgeois fortuné mais pauvre d'esprit qui convoite un titre de noblesse. Élève appliqué et consciencieux, il apprend de ses maîtres qu'il est déjà doté de qualités qu'il ne soupçonnait pas : il parle en prose depuis toujours. Alors qu'il compte marier sa fille Lucile à un grand seigneur, voilà justement le fils du Grand Turc qui lui offre un nouveau titre plein d'exotisme et de mystère : celui de mamamouchi. Farce impétueuse tournant entièrement autour d'un personnage au comble du ridicule, la pièce n'est qu’un prétexte au divertissement. Après les Fâcheux, Molière offre une nouvelle comédie-ballet dont la musique est signée de Jean-Baptiste Lulli.  

Extrait texte : http://www.numilog.com/extrait.asp ?id_livre=135

Extrait audio : Acte I, scène 4

MOLIERE Fourberies de Scapin

     Les Fourberies de Scapin(1671) est une des pièces les plus célèbres de Molière, dans laquelle il tire parti de tous les ressorts de la comédie italienne : intrigues, situations grotesques, bastonnades, grimaces, maquillages... Le personnage central est le valet, Scapin, fourbe et complice des amours de son maître, Léandre. L’épisode le plus fameux est la scène de la galère (acte II, scène VII), dans laquelle Scapin invente une histoire d'enlèvement pour extorquer de l'argent à Géronte, qui réplique en répétant sans cesse : « Que diable allait-il faire dans cette galère ? »

 Extrait texte : http://www.numilog.com/extrait.asp ?id_livre=9


MOLIERE Le Malade imaginaire (1673)

       La maladie d'argante serait-elle le fruit d'une imagination débordante ? Pour en débattre, Argante s’en remet à messieurs Purgon et Diafoirus, de hautes instances médicales. Dédaignant son foyer, il ne peut qu’étouffer de surprise quand il découvre que sa femme Béline est une traîtresse cupide, et que sa fille aînée Angélique préfère un certain Cléante au médecin qu'il lui destinait. Aidant son maître à y voir plus clair, Toinette parvient à lui arracher une sage décision : on mariera Angélique et Cléante, pourvu que le jeune homme soit fait médecin. Originale et pétillante, la comédie s‘achève sur une parodie désopilante d'une cérémonie d’intronisation prononcée dans un charabia latin.

 Extraits texte : http://www.numilog.com/extrait.asp ?id_livre=167

ou  http://www.site-moliere.com/pieces/malad312.htm

ou http://www.site-moliere.com/pieces/malad208.htm


Pierre Corneille Pierre CORNEILLE Le Cid  (1637)

       Résumé (acte I) ACTE I- Chimène se réjouit car son père est favorable à son union avec le jeune Rodrigue dont elle est amoureuse. L’Infante, Doña Urraque avoue, de son côté, à sa gouvernante Léonor, qu’elle a organisé l’union de Chimène et Rodrigue afin que l’amour qu’elle éprouve pour le jeune homme ne puisse plus la détourner de son devoir. Le comte, Don Gomès, père de Chimène sort d’une audience chez le Roi Don Fernand en compagnie de Don Diègue, père de Rodrigue. Les deux hommes se disputent car le roi a accordé le titre de gouverneur du Prince de Castille à don Diègue. Don Gomès soufflette Don Diègue qui ne peut se défendre étant trop âgé. Celui-ci va trouver son fils, Rodrigue, et lui réclame vengeance. Rodrigue, resté seul, se lamente sur ce coup du sort qui l’oblige à choisir entre l’amour et l’honneur. Il se décide à venger son père (Wikipédia)

 Extrait texte : http://www.numilog.com/extrait.asp?id_livre=3

Extrait audio : - Les Stances du Cid
- Monologue de Don Diègue

Pierre CORNEILLE
Horace
IV, 6  (1640)
Camille
Rome
, l'unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !

 

Rome qui t'a vu naître, et que ton coeur adore !

Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore !

Puissent tous ses voisins ensemble conjurés

Saper ses fondements encor mal assurés !

Et si ce n'est assez de toute l'Italie,

Que l'Orient contre elle à l'Occident s'allie ;

Que cent peuples unis des bouts de l'univers

Passent pour la détruire et les monts et les mers !

Qu'elle même sur soi reverse ses murailles,

Et de ses propres mains déchire ses entrailles !

Que le courroux du Ciel allumé par ses voeux

Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux !

Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre,

Voir ses maisons en cendres, et tes lauriers en poudre,

Voir le dernier Romain à son dernier soupir,

Moi seule en être cause et mourir de plaisir !


Jean RACINE Andromaque ( 1667) 4 Jean_Racine_by_Savart_Head

Acte V, scène 3
Hermione
Tais−toi, perfide,
Et n'impute qu'à toi ton lâche parricide.
Va faire chez tes Grecs admirer ta fureur,
Va ; je la désavoue, et tu me fais horreur.
Barbare, qu'as−tu fait ? Avec quelle furie
As−tu tranché le cours d'une si belle vie ?
Avez−vous pu, cruels, l'immoler aujourd'hui,
Sans que tout votre sang se soulevât pour lui ?
Mais parle : de son sort qui t'a rendu l'arbitre ?
Pourquoi l'assassiner ? Qu'a−t−il fait ? A quel titre ?
Qui te l'a dit ?
Oreste
O dieux ! Quoi ? ne m'avez−vous pas
Vous−même, ici, tantôt, ordonné son trépas ?
Hermione
Ah ! fallait−il en croire une amante insensée ?
Ne devais−tu pas lire au fond de ma pensée ?
Et ne voyais−tu pas, dans mes emportements,
Que mon coeur démentait ma bouche à tous moments ?
Quand je l'aurais voulu, fallait−il y souscrire ?
N'as−tu pas dû cent fois te le faire redire ?
Toi−même avant le coup me venir consulter,
Y revenir encore, ou plutôt m'éviter ?
Que ne me laissais−tu le soin de ma vengeance ?
Qui t'amène en des lieux où l'on fuit ta présence ?
Voilà de ton amour le détestable fruit :
Tu m'apportais, cruel, le malheur qui te suit.
C'est toi dont l'ambassade, à tous les deux fatale,
L'a fait pour son malheur pencher vers ma rivale.
Nous le verrions encor nous partager ses soins ;
Il 'aimerait peut−être, il le feindrait du moins.
Adieu. Tu peux partir. Je demeure en Epire :
Je renonce à la Grèce, à Sparte, à son empire,
A toute ma famille ; et c'est assez pour moi,
Traître, qu'elle ait produit un monstre comme toi.


Extrait audio : 
Acte V, scènes 3 et 4

MARIVAUX  Jeu de l’amour et du hasard (1730) Marivaux  
    «Que d'amour !» dans cette comédie riche d'émotions et d'enseignements. Femme d'esprit, Silvia est certes une originale, mais n'en reste pas moins soumise à la volonté paternelle. La société est ainsi faite pour les jeunes filles au XVIIIesiècle : elle doit épouser Dorante, qu'elle ne connaît pas. Or celui-ci, bien décidé à en savoir plus, échange son habit d'honnête homme pour celui d'un valet et s'introduit dans la maison. Le père n'est pas dupe, mais s'amuse de la double manoeuvre : Dorante, en effet, ne sait rien de la véritable identité de la servante Lisette, qu'il aime envers et contre tous, malgré leur différence de condition. Ici le hasard n'est qu'un prétexte. Maîtres ou valets ? il ne faut pas se fier aux apparences, surtout quand elles reposent sur des lois auxquelles l'amour vrai ne saurait obéir.
prendre un extrait du milieu de la scène 9 par exemple)

Extrait texte : http://www.numilog.com/package/extraits_pdf/e2122.pdf

Extraits audio : - acte I, scène 7
- Acte II, Scènes 8, 9 et 12
- Acte III, Scènes 8 et 9


MARIVAUX Les Fausses Confidences  (1737)

      Jeune homme de qualité mais désargenté, Dorante est amoureux d'une séduisante veuve, Araminte, auprès de laquelle il se fait engager comme intendant. Le valet Dubois se chargera quant à lui, grâce à un stratagème éprouvé, de rendre la belle sensible aux mérites de son ancien maître. Par un jeu savamment orchestré reposant sur des confidences subtilement distillées, il parviendra à ses fins. Malgré l'intervention contrariante de quelques trouble-fête vite éconduits, et après avoir lutté sans succès contre son amour naissant, la jeune veuve se laisse prendre aux brillants discours de Dubois et aux déclarations de Dorante. Le doute subsiste cependant : est-ce pour ses beaux yeux ou pour sa fortune que Dorante convoite Araminte ?

(prendre un extrait du milieu de la scène 2 par exemple)

Extrait texte : http://www.numilog.com/package/extraits_pdf/e294.pdf

Pierre Caron de Beaumarchais  

Pierre de BEAUMARCHAIS Le Barbier de Séville (1775)

     Le comte Almaviva s’est épris de la jeune Rosine, qu’il a projeté d’enlever à son tuteur Bartholo. Pour mieux tromper la vigilance jalouse du vieillard, il bénéficie de la précieuse complicité de Figaro, valet rusé qui sème le désordre autour de lui, afin de mieux duper ses adversaires. Stratagèmes et quiproquos se succèdent jusqu’à la victoire d'Almaviva, qui épouse Rosine au nez et à la barbe de tous. À partir du thème classique du barbon amoureux, Beaumarchais apporte un nouveau souffle à la comédie d’intrigue.
Extraits texte : http://www.lescorriges.com/article-20332--beaumarchais__le_barbier_de_seville__acte_i_scene_2.php

Extraits audio : - Acte II scène 8 (la calomnie)

Pierre de BEAUMARCHAIS Le Mariage de Figaro (1778)

      Le comte Almaviva est un époux volage ; il convoite la jeune Suzanne, femme de chambre de sa femme Rosine et promise de son valet Figaro. Suzanne, Marceline, Rosine, Chérubin, Almaviva, Figaro sont les héros de cette « folle journée », où l’énergie le dispute au désordre, et au terme de laquelle Figaro parvient à déjouer les manoeuvres du comte. Au-delà des péripéties amoureuses des personnages, Figaro s’élève contre les privilèges et dénonce les injustices qui opposent, en cette fin de XVIIIe siècle, maîtres et valets. La pièce déplut à Louis XVI, qui la fit interdire, et valut même à Beaumarchais un court séjour en prison. Elle est finalement représentée en 1784 et connaît un immense succès.

Extrait texte : http://www.numilog.com/package/extraits_pdf/e262.pdf
Extrait audio : Acte V, scène 3 (le monologue de Figaro)

Alfred de Musset Alfred de MUSSET Les Caprices de Marianne  (1833)

      Coelio, esprit chevaleresque, aime la farouche Marianne, épouse fidèle du vieux Claudio. Pour se faire entendre de la belle qui l’ignore, Coelio demande à son ami Octave, beau parleur et séducteur, d?intercéder en sa faveur. En vain. Marianne est séduite par Octave, dont le plaidoyer tourne au marivaudage. Mais Octave n’a que faire des charmes d’une Marianne : c’est Coelio qui ira au rendez-vous. Les jeux de l'amour sont parfois dangereux , et la comédie tourne parfois au drame. Pris au piège, Coelio se croit trahi par son ami quand il est assassiné dans le jardin où Marianne attend Octave. Musset emprunte ici aux pièces de Shakespeare, chez qui le malentendu est roi. Devant la tombe de Coelio, Octave condamne la cruauté du destin, responsable de son insouciance évanouie.

 

Extrait texte : http://www.numilog.com/extrait.asp?id_livre=55


Victor HUGO
Hernani
  (1830)

      Pour l’honneur de son père et l’amour d’une femme, le « bandit » Hernani affronte le futur empereur Charles Quint. Réfugié chez Don Ruy, futur époux de Doña Sol, il échappe à un châtiment expéditif, mais doit promettre à son hôte et rival de se donner la mort dès que le cor retentira. Étrange et cruel pacte que celui proposé par Don Ruy. La nuit de fête, qui doit célébrer le mariage d’Hernani avec Doña Sol, s’achève par un double suicide et la mort du bourreau. Un vent de liberté souffle sur ce drame, qui suscita l’une des plus vives querelles de l’histoire de la littérature en France. Hugo fut en effet accusé de maltraiter la règle des unités et de massacrer l’alexandrin. Répétitions houleuses, représentations agitées, la bataille fut totale. Reste, à travers cette tragédie d?un amour soumis aux affaires d’état et au code de l’honneur, l’une des plus belles pièces du répertoire romantique.

Extrait texte :  http://www.numilog.com/package/extraits_pdf/e2154.pdf 
Georges Feydeau Extrait audio :  acte III, scène 2

 

Georges FEYDEAU Le Dindon (1896)

     «On fait ce qu'on peut. Que voulez-vous, c'est un malheur un tempérament comme ça, mais c'est plus fort que moi, j'ai la femme dans le sang... » Époux volage, Pontagnac se présente comme le séducteur Belle-Époque que son travers entraîne au devant des situations les plus déplaisantes ; de même pour ses deux compères Vatelin et Rédillon, tout aussi noceurs mais non moins malchanceux. Et quand les femmes s’en mêlent, pris à son propre jeu de séduction, Pontagnac le vaniteux finira « dindon de la farce ». Fondée sur un ingénieux enchaînement de méprises et quiproquos, dont elle tire tout son comique, la pièce offre une mécanique parfaitement réglée. Avec humour et légèreté, Feydeau fait de ce Dindon un classique du vaudeville

Extrait texte : http://www.numilog.com/extrait.asp?id_livre=577


Samuel BECKETT En attendant Godot  (1948 /1952)

     Résumé du début (Wikipédia) :  Deux vagabonds, Vladimir et Samuel BECKETT (Photo Samuel Beckett © D.R.) Estragon, se retrouvent sur scène, dans un "non-lieu", pour attendre le mystérieux « Godot », un homme qui leur a promis de les aider, un espoir de changement.
Des inquiétudes naissent : Est-ce le bon jour ou le bon endroit ? Peut-être est-il déjà passé ? Que faire en attendant ? Au milieu du premier acte, un autre couple entre en scène : Pozzo et Lucky, le premier étant un homme très autoritaire, le propriétaire des lieux si l'on en croit son discours ; le second est un "knouk", une sorte d'esclave, un sous-homme tenu en laisse, que Pozzo commande tyranniquement.

http://lewebpedagogique.com/bac-premiere/samuel-beckett-1906-1989-en-attendant-godot-1953-acte-1/
http://www.lescorriges.com/acces/commentaire_beckett_en_attendant_godot_incipit.php

 

Eugene IONESCO La Cantatrice chauve (1957)

     Résumer la pièce est une chose presque impossible tellement l'absurde est omniprésent. Toutefois, on peut dégager un semblant d'histoire :Les Smith, famille traditionnelle londonienne, reçoivent les Martin. Le capitaine des pompiers leur rend visite. Celui-ci reconnaît en Mary, leur bonne, une vieille amie.Cette œuvre se veut une autopsie de la société contemporaine, par le truchement des propos ridicules et banals que tiennent les deux couples au coin du feu.Le summum de l'absurde est atteint lorsque le pompier demande “Et la cantatrice chauve ?” et qu'on lui répond “Elle se coiffe toujours de la même façon !”. 
Extrait texte : La scène d'exposition

Par Le Fil de Laure - Publié dans : Classe de 4e
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Commentaires

Pour la scene que nous devons aprendre il faut apprendre 15 vers chacun ou on se les partage?
Commentaire n°1 posté par Juliette DRONNEAU le 12/12/2009 à 09h54
Une quinzaine de vers chacun me paraît une longueur raisonnable. Mais si cela pose un problème, me consulter.
Réponse de Le Fil de Laure le 13/12/2009 à 00h11

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