2. "Comment le dire ?" Séance 6
Expression écrite : compte rendu Octobre 2009 Un masque pour se
montrer...
Expression écrite
(brève, 25-30 lignes, 7 mots / ligne) : "Un masque pour se montrer "
Une des expressions écrites en classe...
Malchance habituelle
Je m’appelle Odaya et ma cavalière se nomme Olivia. Je vis dans un luxueux enclos où mes amis et moi sommes
depuis déjà bien longtemps. A côté de moi, se trouve le plus intelligent des chevaux. J’ai toujours eu un petit faible pour lui, moi jument trop timide pour l’aborder. Ma robe est baie, j’ai donc
une crinière noire et le poil marron et Olivia tisse souvent une natte avec ma crinière de nuit. J’ouvre les yeux et elle se tient devant moi le sourire aux lèvres. Elle s’approche de
moi et me caresse le museau.
C’est mon moment de détente. Elle ouvre la porte de l’enclos et me laisse libre dans la prairie. Depuis toujours, elle a eu confiance en moi. Je
me mets à galoper puis au bout d’un moment, je m’arrête dans une prairie. Je m’assoupis et repense à ma cavalière : elle et moi ne faisons qu’un.
Un jour, une compétition de saut d’obstacles était organisée. Dans l’enclos qui nous regroupait tous, la tension était élevée. Je
passais d’un cheval à l’autre en essayant de le rassurer. Avoir confiance en soi et surtout envers la cavalière pouvait donner de sérieuses chances de réussir. Je voulais aider les autres mais
aussi gagner la course afin de faire plaisir à Olivia. Pour moi, peu m’importait vraiment que je gagne ou pas, le plus important était de m’être impliquée et de ne rien regretter. Quand un
duo passait, je les encourageais avec des petits hennissements. Quand vint mon tour, la pression se fit plus forte. Olivia qui l’avait ressentie, me chuchota des mots pleins de tendresse à
l’oreille. Le coup de sifflet retentit et me voilà qui m’élançai. Un obstacle bien franchi, puis deux, puis trois, puis quatre et au cinquième, ma patte avant se prit dans la barre. Je tombai et
ma cavalière aussi. Des gens inconnus arrivèrent et me transportèrent je ne sais plus où. Ils me témoignèrent beaucoup d’affection et le vétérinaire dit que ce n’était pas très
grave.
Au bout de deux ou trois mois, ma patte blessée guérit et je pus repartir au galop avec Olivia.
Tout à coup, je me réveillai, ce souvenir d’affection revenait sans cesse à mon esprit. Finalement c’était une bonne expérience car de tout
malheur est advenu un bonheur. Olivia et moi, après cet incident, sommes devenues encore plus complices. Elle sait que je peux chuter, mais m'en aime tout autant, et cet amour me donne
une confiance nouvelle dans mes forces à venir. Johanna Nayral