Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 17:00

5. L'autobiographie Parole privée, parole publique : Ecrire sur soi, écrire sur autrui Séance 5 Lectures cursives : présentation des oeuvres
Une lecture au choix parmi les oeuvres proposées

Lectures cursives
Autobiographies et romans autobiographiques du XXe siècle
 


COLETTE Sido

A. FRANCK Journal

J. JOFFO Un sac de billes
R. DAHL
Escadrille 80
A. SPIEGELMAN
Maus
M. SATRAPI
Persépolis
R. DAHL
Moi Boy
A. BEGAG
Le gône de Chaâba
C. JULIET L'année de l'éveil
R. GARY La Promesse de l'aube

Témoignages
Paroles de la Shoah (Flammarion dont SPIEGELMAN)
P. LEVI
Si c'est un homme

Romans autobiographiques
M. QUINT Effroyables jardins

H. BAZIN Vipère au poing
M. DEL CASTILLO
Tanguy

Autres pistes sur le site Weblettres

Vérification des lectures vendredi 5 mars, exposés ou travaux écrits sur ces textes pour la même date.
Chercher des passages de retour sur le passé, avec expression de sentiments et de jugements, les analyser.
Par Le Fil de Laure - Publié dans : Classe de 3e
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 20:08
5. Discours explicatif Lecture Découvrir l’histoire de la mine Synthèse reprise et réalisée d’après Le guide du Musée de l’histoire de la mine de Lewarde par des élèves sur le site  http://lettresbacpro.free.fr/lewarde/presentation.html 
L
a visite du musée permet de découvrir grâce à des reconstitutions, des documents, des objets exposés tous les aspects de la mine, son histoire et la vie des mineurs.
Un estaminet = café Autour de la Fosse
Les bureaux des responsables

Le visiteur passe d’abord devant le bureau du directeur de lafosse Delloye. Responsable des chantiers du fond, le directeur ou chef de siège assure la mise en valeur du gisement, aidé par les ingénieurs d’exploitation et les géomètres.

Dans le bureau de ces derniers, on peut se pencher sur des cartes - dont certaines sont très anciennes- qui présentent la zone d’exploitation. Les noms des veines de charbon sont des noms familiers, comme Gabrielle ou Ferdinand. Les géomètres assurent la mise à jour des plans en fonction de l’avancement du chantier ; ils organisent l’implantation des quartier et de l’aérage. Dans les vitrines, sont exposés les instruments de mesures et de repérage des géomètres : boussoles, théodolites (mesure des angles verticaux et horizontaux), niveaux, anémomètres (mesure de la vitesse d’un gaz), éclimètres (mesure de la différence de niveau entre deux points), rubans de géomètres, chaînes d’arpenteur, bouteilles d’échantillonnage d’air, pochoirs… Tout ce matériel permettait de baliser l’exploration souterraine.


Une petite pause chez « Honorine » : un estaminet

Après le bureau des géomètre, le visiteur pénètre dans le grand espace qui abrite l’exposition principale, Mine et mineurs. Mais avant même de se plonger dans la petite et la grande histoire de la mine, une halte s’impose chez « Honorine ».

Cet estaminet, de 1884, c’est le point de ralliement des mineurs, le terreau du syndicalisme naissant, le centre d’une solidarité vraie.

1884, c’est le temps des révoltes. 1884, c’est le temps de Germinal. Avec force et émotion, Emile Zola a décrit la dure condition des mineurs qui finirent par s’unir. L’estaminet évoque, par des reconstitutions, la petite histoire du syndicalisme : autour d’un verre, tout en parlant du prochain combat de coqs ou du dernier concours de pigeons, le mineur finit toujours par parler du travail al’fosse, après la remonte.

Le dimanche, il vient jouer et toujours discuter. C’est de là que partiront les premiers grands mouvements de grève. A tel point que les compagnies minières prennent des sanctions pour contrôler ces conflits ayant éclaté localement. Des mineurs sont renvoyés des mines pour leur action..


La vie du mineur

Qui sont les mineurs ?

Après avoir suivi les panneaux présentant la formation professionnelle, le visiteur découvre le quotidien du mineur. « Creuset syndical et social », la mine a accueilli plusieurs vagues d’immigration. Ce furent d’abord les voisins belges du Borinage dans les premières années, qui connaissaient déjà la mine. Ce sont ensuite les Polonais qui arrivèrent en masse dans le bassin minier après la Grande Guerre. En 1933, on comptait 34 % de mineurs polonais. Deux vagues se succèdent enfin, les Italiens après la Seconde Guerre, mais en moins grande proportion, et enfin les mineurs marocains dans les années soixante.


La vie quotidienne Un coron

Autour de la fosse, il existe de nombreuses institutions sociales : la goutte de lait ou consultation des nourrissons, les écoles des mines, les ateliers, les colonies et centre de vacances.

Pour fixer la main d'œuvre à proximité du siège d’exploitation, ce sont de véritables villes qui furent bâties en pleine campagne.: les cités minières ou corons. Les corons constituaient des quartiers d'habitations unifamiliales étroites, à un étage, avec un petit jardin potager à l'arrière.

On peut voir la reconstitution d’un intérieur minier au début du siècle. L’habitation est généralement très soignée. On  y trouve le poêle, le baquet, les ustensiles de ménage, les bleus de travail... Mais la vie dans les corons, c’était aussi les loisirs : les combats de coqs, la colombophilie, le tir à l’arc à la perche verticale, le jeu de billon sans oublier la fête de sainte Barbe, patronne des mineurs, qui a lieu le 4 décembre.


Le travail du mineur

La salle des pendus et la lampisterie

La lampisterie Sur les traces du mineur, on visite d’abord la salle des pendus, qui sert à la fois de vestiaire et de douche. Ce n’est qu’en 1890 qu’apparaissent les premières douches créées par la compagnie d’Anzin. Auparavant, le mineur se lavait chez lui. Très vite, les douches ont été installées dans tout le bassin. On procède à la pendaison des vêtements pour deux raisons : tout d’abord, il faut laver la salle des douches plusieurs fois par jour. Ensuite, l’air chaud en hauteur fait sécher les vêtements. Grâce aux cordes cadenassées, les mineurs peuvent ainsi « ranger » leurs effets personnels.

Une fois en tenue, le mineur passe devant le bureau du délégué-mineur. Elu par ses pairs pour trois ans, il veille au respect des règles d’hygiène et de sécurité et transmet les remarques à la direction. Lors des accidents, il participe à l’enquête pour déterminer les causes du drame.

Le mineur passe ensuite à la lampisterie. Les femmes remplissent les lampes que les mineurs retirent en échange d’un jeton numéroté qui permet de pointer la présence du mineur à son poste de travail et, en cas d’accident, de dénombrer les mineurs restés au fond. Une fois équipé, le mineur n’a plus qu’à emprunter la passerelle d’accès au puits le menant au moulinage.

L’accès à la mine

Reconstitué par d’anciens mineurs, le circuit minier présente l’évolution des techniques depuis un siècle. Les seuls sacrifices concédés pour l’accueil du touriste sont l’accès facile et des conditions « climatiques » - chaleur, humidité, poussière – plus agréables que la réalité. Dans les voies d’exploitations, il faut bien se rendre compte que le couloir où peut déambuler sans difficulté le visiteur, n’existe pas. Mais, c’est avec un réel souci d’exactitude qu’est présenté le travail du mineur à l’aide de mannequins et de matériels ayant vraiment été utilisés au fond. C’est ce qui rend cette visite particulièrement impressionnante. La faible lumière recrée l’ambiance du fond, les bruits qui résonnent sous les voûtes de pierres, avec les indispensables consignes de sécurité – le port du casque est obligatoire ! – permettent de se trouver dans l’univers du mineur.


Le travail de la mine L'accès à la mine

Première étape : un bure, ou puits secondaire, permet la prolongation d’un puits principal reliant deux niveaux d’exploitation. Les trois éléments d’un chantier de mine sont présentés : creuser, évacuer les pierres ou le charbon et assurer la circulation de l’air, du personnel et  Du matériel. On peut faire connaissance avec les mannequins aux yeux clairs et à la peau noircie de charbon. L’un d’eux, dans le cuffat ou panier, un grand chaudron de métal descendu à l’aide d’un treuil, présente l’un des modes de transport de la mine dans les puits verticaux. Les machines sont présentées dans le cadre des chantiers. Machines à air comprimé  d’abord, dés les années trente, treuil de halage pour remplacer autant que possible les chevaux, pompe pour l’évacuation de l’eau qui se substitua au caniveau menant l’eau jusqu’à l’accrochage.

Dés la rencontre d’une veine de charbon, on creuse la voie de pied et- cinquante à cent mètres plus haut- la voie de tête. Entre ces deux galeries, barrette sur la tête et espadrilles aux pieds, on creuse la taille – parfois très pentue et de faible épaisseur – pour aller chercher le charbon tout en s’assurant que le galibot pousse le wagonnet jusqu’à la galerie principale. Sur le front de taille, le marteau-piqueur apparaît peu avant la guerre de 1914.

Techniques de boisage, modes de transport sont ensuite exposés dans la galerie de circulation ou bowettes avec la rencontre notamment du cheval qui tire une douzaine de wagonnets soit six tonnes de produits jusqu’au pied du puits.

Brave cheval de labeur, qui partageait les conditions pénibles du travail des mineurs au fond et qui ne remontait au jour qu’à l’occasion de longues périodes de fermeture des fosses, notamment en cas de congés ou de grèves, ou encore lorsqu’il était gravement blessé ou malade. [...]


Drame de Courrières Les drames et les souffrances dus à la mine

Après la technique, place à l’homme, au mineur qui a beaucoup souffert. Les catastrophes minières sont recensées : de celle de Bully , le 18 avril 1869, à la dernière en date, le 27 décembre 1974 à Liévin.

Les panneaux expliquent les dangers du grisou et les différentes méthodes de détection, à commencer par le pénitent qui avançait une flamme à bout de bras pour débarrasser les galeries des poches de gaz au risque de sa vie. Autre volet des drames de la mine : la silicose qui a tué dix fois plus que les accidents et les coups de grisou. C’est une maladie pulmonaire provoquée par l'inhalation de particules de poussières de silice. Elle se traduit par une réduction progressive et irréversible de la capacité respiratoire, même après l'arrêt de l'exposition aux poussières. Elle se complique quelquefois d'une tuberculose. Quand la silicose est reconnue maladie professionnelle en 1945, tout est mis en oeuvre pour réduire les risques, comme l’injection d’eau dans les murs du front de taille.

Par Le Fil de Laure - Publié dans : Classe de 4e
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 21:06

5. L'autobiographie Parole privée, parole publique : Ecrire sur soi, écrire sur autrui Séance 2 Prolongement Le portrait de la mère dans l'autobiographie Romain GARY La Promesse de l'aube (1960)
3-Romain-Gary-et-sa-femme-Jean-Seberg
Une synthèse (surWikipédia) Romain Gary raconte son enfance et sa jeunesse, depuis ses premières années passées à Vilnius, en Lituanie, après avoir parcouru la Russie avec sa mère, une ancienne actrice juive qui l’élève seule.

Dans la première partie : Le roman débute au présent de l'écriture, au moment où le narrateur se remémore et commence à raconter son enfance, allongé sur une plage de Californie. Il se souvient notamment du moment où il a dit au revoir à sa mère avant de partir se battre lors de la seconde guerre mondiale. Le récit reprend ensuite dans son enfance. Le rêve de la mère de Romain est qu'il devienne célèbre: il essaie donc toutes sortes d'activités artistiques, peinture, musique et danse, et ne se trouvant du talent dans aucune se tourne vers l'écriture. Romain et sa mère mènent une vie assez paisible et connaissent même une certaine aisance puisque les ventes de chapeaux et de vêtements dont ils vivent s'avèrent fructueuses. Mais Romain tombe malade ce qui les ruine et les conduit à s'installer à Nice: en effet, la France reste le pays de rêve pour la mère de Romain...

Une émission de France Culture, ce mardi 26 janvier 2010 sur La Promesse de l'aube

Par Le Fil de Laure - Publié dans : Classe de 3e
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 16:55

5. L'autobiographie Parole privée, parole publique : Ecrire sur soi, écrire sur autrui Séance 3 Le Lexique des émotions et des sentiments.
3-La-Souffrance-Statue Cimétière Montmartre FlickR-CC
1. Se repérer dans le champ lexical
Distinguer sensations, émotions, sentiments
Sensation
Phénomène par lequel une stimulation physiologique (externe ou interne) provoque, chez un être vivant et conscient, une réaction spécifique produisant une perception.
(Perception :
Opération psychologique complexe par laquelle l'esprit, en organisant les données sensorielles, se forme une représentation des objets extérieurs et prend connaissance du réel.
CL Sens de la vue / de l'ouïe / de l'odorat / du goüt / du toucher
CL des sensations agréables (plaisir)  // désagréables (douleur)

Emotion
Conduite réactive, réflexe, involontaire vécue simultanément au niveau du corps d'une manière plus ou moins violente et affectivement sur le mode du plaisir ou de la douleur (joie / peine).
CL des émotions positives (joie)
CL des émotions négatives (peine / peur)

Sentiment
État affectif complexe, assez stable et durable, composé d'éléments intellectuels, émotifs ou moraux, et qui concerne soit le « moi » (orgueil, jalousie...cf. Lexique du portrait moral) soit autrui (amour, envie, haine... cf. Lexique des sentiments).

2. L'analyse du lexique
A partir de l'arborescence Etudier le lexique (sur l'article : le lexique)
Exercices de découverte du lexique des émotions / sentiments (qui ne sont pas toujours clairement distingués dans les sujets du Brevet)



Par Le Fil de Laure - Publié dans : Classe de 3e
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